L'ESSENTIEL EN 30 SECONDES
- Adrian Flux propose une garantie pour les robots humanoïdes domestiques dans le cadre de son assurance habitation, souscrite par Tokio Marine HCC International (TMHCCI).
- Elle couvre les dommages au robot ou son vol, les dommages soudains qu'il cause, la responsabilité civile ainsi que l'intervention d'urgence ou la mise hors service en cas de dysfonctionnement.
- Les tarifs, les modèles de robots éligibles et les exclusions ne figurent pas dans les articles consultés.
Les robots humanoïdes domestiques ne font pas encore partie du quotidien des foyers britanniques, mais au moins un assureur veut être prêt à les accueillir. Adrian Flux, courtier spécialisé au Royaume-Uni, a lancé une garantie pour les robots humanoïdes domestiques au sein de son offre d'assurance habitation, selon des articles publiés les 30 et 31 octobre. Le contrat est souscrit par Tokio Marine HCC International (TMHCCI).
Ce que couvre le contrat
D'après The Register et le magazine spécialisé Insurance Business UK, la garantie comporte quatre volets. Elle prend en charge les dommages subis par le robot lui-même ou son vol. Elle couvre les dommages soudains que le robot cause au logement ou aux biens qu'il contient. Elle inclut la responsabilité civile si le robot blesse quelqu'un ou endommage les biens d'autrui. Enfin, elle finance l'intervention d'urgence ou la mise hors service sécurisée de la machine après un dysfonctionnement soudain et imprévu.
Les deux sociétés la présentent comme la première assurance habitation britannique pour humanoïdes domestiques, et, selon Insurance Business, elles estiment qu'il pourrait s'agir de la première police au monde protégeant à la fois le logement et le robot. Aucune de ces affirmations n'a été vérifiée de façon indépendante. Les articles consultés ne précisent ni les primes, ni les modèles de robots admis, ni les plafonds, ni les exclusions, et aucune page produit n'a pu être trouvée sur le site d'Adrian Flux au moment de la rédaction.
Pourquoi maintenant ?
Gerry Bucke, directeur général d'Adrian Flux, explique selon The Register que l'entreprise voulait clarifier qui est responsable si quelque chose tourne mal. Il compare ce produit à l'assurance pour voitures autonomes lancée par Adrian Flux en 2016 et indique que la nouvelle garantie évoluera avec la technologie et ses risques. Stuart Heath, de TMHCCI, estime, selon Insurance Business, que les assureurs ont souvent réagi aux nouveaux marchés au lieu de les aider à se développer, et qu'un robot coûteux ne devrait pas rester en dehors d'un contrat habitation.
Les deux articles indiquent que les robots domestiques sont attendus dans les foyers britanniques à partir de 2027. The Register rappelle que plusieurs entreprises ont déjà lancé aux États-Unis des humanoïdes pour la maison, les premiers modèles coûtant environ 20 000 dollars, et que des dirigeants comme Jensen Huang, de Nvidia, s'attendent à les voir passer des usines aux foyers.
Questions ouvertes
La responsabilité reste le point le plus délicat. Lorsqu'un robot piloté par un logiciel d'IA endommage un bien ou blesse quelqu'un, la faute peut incomber au propriétaire, au fabricant ou à l'éditeur du logiciel. Une assurance habitation ne règle la question que du côté du propriétaire, et la tarification de ce risque dépendra de données de sinistres qui n'existent pas encore.
