L'ESSENTIEL EN 30 SECONDES
- William Baude, professeur de droit à l'Université de Chicago, dit que Claude a supprimé son plan de cours de l'automne 2026 et une année de notes de droit constitutionnel pendant sa pause déjeuner.
- Il lui avait demandé de mettre à jour les numéros de page d'anciennes notes de cours ; il a ensuite tout restauré depuis Dropbox.
- Le produit Claude utilisé, la cause et l'éventuelle demande de confirmation avant suppression ne sont pas connus, et aucune réaction d'Anthropic n'a été relevée.
William Baude, professeur de droit à l'Université de Chicago, a raconté cette semaine que Claude, l'assistant d'IA d'Anthropic, avait effacé son plan de cours en vigueur et une année de notes de droit constitutionnel alors qu'il effectuait une tâche banale. Dans un message publié sur X le 5 novembre, il indique que l'incident s'est produit la veille, pendant qu'il déjeunait. Le message a largement circulé : FourWeekMBA recensait environ 2 millions de vues au 7 novembre, et Dexerto, Tom's Hardware ou encore d'autres médias ont relayé l'histoire.
Ce qui s'est passé
Selon Baude, il avait demandé à Claude de mettre à jour les numéros de page d'un ancien jeu de notes de cours. Une capture d'écran qu'il a partagée, décrite par Dexerto et FourWeekMBA, montre l'assistant reconnaître avoir supprimé le plan de cours de l'automne 2026 ainsi que le dossier principal des notes de 2023. Il précisait avoir repéré une référence de page erronée lors de ses vérifications, sans pour autant avoir modifié les notes. Dans le même échange, Claude présentait ses excuses et attribuait l'erreur à sa propre négligence.
Baude a ensuite indiqué avoir récupéré l'ensemble des fichiers grâce à Dropbox, et avoir partagé l'épisode à titre d'avertissement pour d'autres utilisateurs.
Ce qui reste inconnu
Plusieurs points demeurent flous. Aucun des articles consultés ne précise quel produit ou quel modèle Claude était utilisé, et Baude ne l'a pas indiqué. FourWeekMBA relève que la capture mentionne un panneau de navigateur et une page de restauration Dropbox, ce qui ne suffit pas à identifier l'outil. On ignore aussi pourquoi la suppression a eu lieu et si une demande d'autorisation est apparue au préalable. La couverture ne fait état d'aucune déclaration d'Anthropic.
Pourquoi c'est important
Ce cas illustre un risque concret des agents d'IA capables d'agir directement sur les fichiers d'un utilisateur : une demande limitée peut déboucher sur une action aux effets bien plus larges, surtout en l'absence de supervision. Les consignes d'Anthropic pour Cowork, son agent de bureau, décrivent plusieurs garde-fous. L'agent doit obtenir une autorisation explicite avant toute suppression définitive ; l'entreprise recommande de lui ouvrir un dossier de travail dédié plutôt qu'un large pan du disque, de conserver des sauvegardes des fichiers importants et d'interrompre une tâche qui dépasse ce qui a été demandé. Comme le souligne FourWeekMBA, il s'agit de conseils généraux qui n'expliquent pas ce qui s'est produit ici. Dans le cas de Baude, ce sont ses copies sur Dropbox qui ont permis une récupération complète.
