L'ESSENTIEL EN 30 SECONDES
- Dreambeans est disponible en Inde depuis le 2 novembre sur Android et iOS, son premier lancement hors des États-Unis.
- Les récits peuvent être générés en anglais ou dans l'une de 13 langues indiennes, dont le hindi, le tamoul, le télougou, le bengali et le pendjabi, sans mélange possible.
- Selon des estimations de Sensor Tower citées par TechCrunch, l'appli a été téléchargée environ 55 000 fois aux États-Unis depuis juin, avec une chute de 84 % en octobre par rapport à septembre.
Google a rendu Dreambeans, application expérimentale issue de Google Labs, accessible en Inde. Le pays, où l'appli est arrivée le 2 novembre sur Android et iOS, est son premier marché en dehors des États-Unis.
Le principe
Dreambeans n'attend pas qu'on lui pose une question. Avec l'accord de l'utilisateur, elle puise dans les services Google connectés (Agenda, Gmail, Photos, la recherche, YouTube et l'assistant Gemini) pour composer de courtes histoires illustrées sur ses centres d'intérêt, ses projets et son quotidien. Elle s'appuie sur ce que Google appelle Personal Intelligence. La première version se limitait à des illustrations fixes ; Google a ensuite ajouté son modèle vidéo Veo pour animer les images de certains récits, mais TechCrunch ne précise pas si cette option est proposée en Inde.
En Inde, les histoires peuvent être rédigées en anglais ou dans l'une de 13 langues indiennes. Les articles citent le hindi, le pendjabi, le tamoul, le télougou et le bengali, sans donner la liste complète. Il faut choisir une seule langue : l'appli ne sait pas encore les combiner, si bien que le mélange de hindi et d'anglais très répandu au quotidien n'est pas pris en charge. Dreambeans ne fonctionne qu'avec des comptes Gmail personnels, pas avec des comptes professionnels.
Contrôle des données
L'utilisateur choisit les services à connecter et peut les déconnecter à tout moment, effacer ses données Dreambeans depuis l'application et lui demander d'éviter certains sujets. Google affirme que les données supprimées d'un service connecté disparaissent aussi de la personnalisation, et que les récits ne sont visibles que par le titulaire du compte. TechCrunch relève un risque évident pour ce type de produit : une histoire générée automatiquement peut raviver des souvenirs douloureux, comme celui d'un proche disparu.
Pourquoi l'Inde, et quels résultats jusqu'ici ?
Gozde Oznur, chef de produit chez Google, a expliqué à TechCrunch que l'Inde se distinguait par le grand nombre de personnes utilisant à la fois Gemini, Gmail et Google Photos, les services qui alimentent l'appli. Google étudie aussi des moyens de permettre d'agir à partir des suggestions des récits.
Aux États-Unis, l'adoption reste limitée. D'après des estimations de Sensor Tower transmises à TechCrunch, l'appli a été téléchargée environ 55 000 fois depuis ses débuts en juin, dont près de 63 % en septembre, lorsque Google l'a ouverte à tous les adultes américains éligibles. En octobre, les téléchargements ont reculé de 84 % sur un mois, à environ 5 500. Avec sa vaste base d'utilisateurs de Google, l'Inde servira de test pour savoir si le concept peut toucher un public plus large.
