L'ESSENTIEL EN 30 SECONDES

  • i23 a levé 4,9 M£ (5,5 M$) lors d'un tour d'amorçage sursouscrit mené par Outward VC, Seedcamp, Insiders VC et Four Cities Capital, selon Sky News.
  • La jeune pousse développe des agents logiciels destinés à prendre en charge les tâches administratives courantes des courtiers en assurance.
  • i23 devrait racheter un courtier existant dans les prochains mois ; Bim Afolami en sera président et Anand Sambasivan directeur général.

Bim Afolami, ancien secrétaire économique au Trésor sous Rishi Sunak, a levé 4,9 millions de livres (5,5 millions de dollars) pour i23, une nouvelle jeune pousse qui applique l'IA au courtage d'assurance. Sky News a révélé ce tour d'amorçage le 28 octobre, en le décrivant comme sursouscrit. Afolami a cofondé l'entreprise avec Anand Sambasivan, cofondateur de PrimaryBid, qui en est le directeur général ; Afolami en sera le président.

Le tour de table et l'équipe

D'après Sky News, Outward VC, Seedcamp et Insiders VC ont mené l'opération, Four Cities Capital la codirigeant également. Tech.eu, qui évoque près de 5 millions de livres, cite les mêmes quatre investisseurs et ajoute deux membres de l'équipe fondatrice : Mike Coombes, ancien directeur des opérations de PrimaryBid, et Salman Valibeik, cofondateur de la jeune pousse marketing Opriva. Les sources ne précisent pas l'usage prévu des fonds.

Ce que veut construire i23

La société présente son produit comme un modèle opérationnel agentique, c'est-à-dire un ensemble d'agents d'IA qui déchargent les courtiers de leurs tâches administratives répétitives, avec l'objectif affiché de les aider aussi à générer davantage de revenus. Au-delà du logiciel, i23 devrait racheter un courtier établi dans les prochains mois pour le faire tourner selon ce modèle, ont indiqué à Sky News des sources proches du dossier. Aucune cible ni calendrier n'a été rendu public.

Anand Sambasivan affirme que la taille n'est pas une fin en soi. « Une activité d'assurance commerciale plus grosse n'est pas automatiquement meilleure », a-t-il déclaré, selon Resultsense. Le nom de l'entreprise associe le « i » d'intelligence au chiffre 23, le nombre de paires de chromosomes humains : un clin d'œil, selon les proches cités par Sky, à l'idée que la technologie doit amplifier le savoir-faire humain.

Contexte et questions ouvertes

Le courtage d'assurance est un marché vaste et morcelé : Sky l'estime à près de 700 milliards de dollars au niveau mondial, tandis que Tech.eu évalue le marché britannique des courtiers à 22 milliards de livres par an au maximum. Cette fragmentation rend attrayante une stratégie consistant à racheter puis automatiser, mais elle pose aussi des obstacles concrets. Reprendre un courtier réglementé implique d'hériter de ses clients, de ses salariés et de ses obligations de conformité, et la levée reste modeste au regard de cette ambition, comme le souligne Resultsense. Reste à voir, une fois l'activité lancée, si des agents d'IA peuvent assurer le travail de courtage de manière fiable et à grande échelle, et comment les régulateurs l'accueilleront.