L'ESSENTIEL EN 30 SECONDES
- Le Financial Times a rapporté le 30 octobre que Spotify vise un lancement au premier trimestre 2027, peut-être autour des Grammy Awards en février.
- L'option coûterait 4 à 5 dollars de plus par mois en plus de Premium, selon cet article ; Spotify n'a annoncé ni prix ni date.
- Universal Music Group, Merlin et Believe ont signé des accords de licence, tandis que Sony Music et Warner Music Group seraient encore en négociation.
Spotify pourrait commencer à faire payer les remix et reprises générés par IA d'ici quelques mois. D'après le Financial Times, qui a publié l'information le 30 octobre, la plateforme de streaming vise un lancement au premier trimestre 2027, éventuellement au moment des Grammy Awards en février. L'action Spotify a gagné environ 6 % dans l'après-midi, selon 24/7 Wall St., alors que le fonds QQQ, adossé au Nasdaq, reculait d'environ 3 %.
Ce que rapporte le Financial Times
Selon l'article du FT tel que repris par Yahoo Finance et 24/7 Wall St., Spotify envisage de facturer l'outil 4 à 5 dollars par mois en plus de l'abonnement Premium. Aux États-Unis, où l'offre individuelle coûte 12,99 dollars, la facture augmenterait donc d'environ un tiers. Les abonnés pourraient retravailler des morceaux existants ou les faire sonner comme s'ils étaient chantés par un autre artiste, écrit 24/7 Wall St. Les redevances reviendraient aux artistes des enregistrements d'origine. Les deux médias soulignent que rien n'est lancé et que le prix comme le calendrier peuvent encore évoluer. Les articles consultés ne contiennent aucune réaction de Spotify sur la date ou le tarif évoqués.
Ce que Spotify a déjà confirmé
Le produit lui-même n'a rien de secret. En octobre 2025, Spotify avait présenté une initiative d'IA « centrée sur les artistes » avec les majors, Merlin et Believe. Lors de la présentation de ses résultats du deuxième trimestre, en août, le co-directeur général Alex Norström l'a décrite comme une option payante réservée aux abonnés Premium, reposant sur le consentement, la mention et la rémunération des ayants droit, selon TechCrunch. Seuls les artistes volontaires verront leur musique proposée, et une version de test pour une partie des utilisateurs a été annoncée comme prochaine étape, sans date. L'autre co-directeur général, Gustav Söderström, a affirmé que Spotify n'avait pas besoin d'accords avec toutes les majors pour lancer le service.
Universal Music Group est le partenaire de lancement. Merlin, qui représente des dizaines de milliers de labels indépendants, a rejoint le projet en août, et Believe a signé le 20 octobre pour les artistes participants de Believe et TuneCore. D'après Music Business Worldwide, ces artistes peuvent accepter ou refuser le programme et sont rémunérés lorsque les remix de leurs titres sont écoutés. Sony Music et Warner Music Group négocieraient encore, selon le FT.
Les questions en suspens
Le modèle économique reste à démontrer. On ignore combien d'auditeurs accepteront de payer un tiers de plus pour ces outils, combien d'artistes y participeront et comment les revenus seront partagés entre labels, éditeurs et interprètes. L'outil est conçu pour transformer des chansons existantes et non pour en créer de nouvelles, une distinction que Spotify met en avant face aux générateurs de musique par IA.
