L'ESSENTIEL EN 30 SECONDES
- Le juge Alex Tse, du district nord de Californie, a laissé se poursuivre les griefs de fausse déclaration par négligence et de rupture de contrat contre Anthropic, selon Courthouse News, cité par TNW et Glitchwire.
- Les plaignants affirment que les forfaits Max à 100 et 200 dollars, vendus comme offrant 5 et 20 fois l'usage du forfait Pro, ne donnaient sur une semaine qu'environ 3,5 et 6 fois plus sur un modèle, car les multiplicateurs s'appliquaient par session de cinq heures.
- Les demandes fondées sur les lois californiennes sur la concurrence déloyale et la publicité mensongère ont été rejetées ; aucune action de groupe n'est certifiée et aucun tribunal n'a conclu qu'Anthropic avait trompé qui que ce soit.
Un juge fédéral californien a autorisé la poursuite d'une partie d'une action de groupe envisagée contre Anthropic au sujet de la commercialisation de ses abonnements Claude Max. Le magistrate judge Alex Tse, du tribunal fédéral du district nord de Californie, a statué le vendredi 6 novembre dans l'affaire Kahn v. Anthropic, selon Courthouse News, dont l'article a été repris par TNW et Glitchwire. TNW précise ne pas avoir lu la décision elle-même.
Ce que reprochent les plaignants
La plainte a été déposée en juin par deux abonnés, Karl Kahn et Solomon Smith. Anthropic présentait ses forfaits Max à 100 et 200 dollars par mois comme offrant cinq et vingt fois plus d'usage que le forfait Pro. Selon les plaignants, l'écart réel est bien moindre sur une semaine complète : pour un modèle Claude, ils ont calculé que le forfait à 200 dollars offrait environ six fois l'usage hebdomadaire de Pro, et celui à 100 dollars environ 3,5 fois. Ils expliquent cette différence par le fait que les multiplicateurs s'appliquent à chaque session de cinq heures, alors que les plafonds hebdomadaires, ajoutés à l'été 2025 selon Glitchwire, n'ont pas été relevés dans les mêmes proportions.
Ce que le juge a décidé
Anthropic soutenait que les clients devaient comprendre le surplus d'usage comme une promesse par session et renvoyait à une page d'aide l'expliquant. Le juge n'a pas retenu cet argument à ce stade. Il a relevé que l'explication par session se trouvait à deux liens hypertextes des principales pages de vente, et que les clients payant au mois pouvaient raisonnablement comprendre la promesse comme mensuelle.
Les griefs de fausse déclaration par négligence et de rupture de contrat sont maintenus, tout comme la demande de Solomon Smith fondée sur une loi californienne de protection des consommateurs. Le juge a rejeté les demandes fondées sur les lois californiennes relatives à la concurrence déloyale et à la publicité mensongère ; selon Glitchwire, les deux plaignants restant abonnés, ils n'ont pas démontré pouvoir exiger une modification des publicités. La demande de Karl Kahn au titre de la loi sur la consommation a été rejetée avec possibilité de la compléter, et le grief selon lequel Anthropic aurait durci les limites en cours de période de facturation a été écarté.
Contexte et suite
La décision signifie seulement que l'affaire peut se poursuivre : aucune action de groupe n'a été certifiée et aucun tribunal n'a jugé qu'Anthropic avait induit ses clients en erreur. Aucune des parties n'a répondu à Courthouse News. D'après Glitchwire, les plaignants ont jusqu'au 2 décembre pour déposer une plainte modifiée. Le litige porte sur les anciens noms des forfaits : Anthropic a récemment rebaptisé Max 5x en Max et Max 20x en Ultra, sans changer les prix, indique Glitchwire.
