L'ESSENTIEL EN 30 SECONDES
- Le nouvel agent de Zest fonctionne par messages texte et peut rejoindre une conversation de groupe, où il croise les goûts des participants, organise un vote et réserve une table.
- Les recommandations reposent sur les achats alimentaires effectués avec des cartes bancaires reliées via Plaid, selon l'entreprise.
- D'après le PDG, les réservations passent pour l'instant par OpenTable ou Resy ; la commande de repas est prévue et aucun tarif n'a été annoncé.
Zest, une start-up qui a lancé cette année une application de découverte de restaurants, ajoute un agent d'IA avec lequel on échange par messages texte plutôt que dans une application. Comme l'a rapporté TechCrunch le 30 octobre, ce « concierge » propose des adresses et peut réserver une table sans que l'utilisateur ait à ouvrir un service de réservation.
Comment fonctionne le concierge
Zest déduit les goûts de chacun à partir de ses dépenses. Les utilisateurs relient leurs cartes bancaires par l'intermédiaire de Plaid, et l'entreprise assure ne consulter que les transactions liées à la nourriture et aux boissons. On peut ensuite écrire à l'agent pour obtenir des idées selon la cuisine, l'envie du moment, l'occasion, un régime alimentaire ou le quartier, puis lui demander si l'endroit est bondé, s'il dispose du Wi-Fi ou ce que propose la carte.
L'agent peut aussi être ajouté à une conversation de groupe. Il y rassemble les préférences de tous les participants, lance un vote en l'absence d'accord et réserve le restaurant retenu. Zest cite OpenTable, Resy et SevenRooms parmi les services connectés, mais son PDG, Mario Gomez-Hall, a précisé à TechCrunch que les réservations passent aujourd'hui par OpenTable ou Resy. La commande de repas doit suivre. Selon TechCrunch, Zest testait l'agent depuis le mois dernier et a attendu que la réservation fonctionne pour le lancer.
Modèle économique et questions en suspens
Mario Gomez-Hall résume ainsi le virage : « The agent is the product now » (l'agent est désormais le produit). Il indique que la réservation et la commande constitueront les premières sources de revenus. Fondée en novembre 2024, Zest a levé 1,8 million de dollars en pré-amorçage auprès de 776, la société d'Alexis Ohanian, et de Steve Jang (Kindred Ventures) ; TechCrunch évoque quelques milliers d'utilisateurs à ce stade.
Lors de son propre essai, TechCrunch a obtenu des suggestions plutôt pertinentes, adaptées à l'horaire, au nombre de convives et au lieu. Le site rappelle toutefois que d'autres applications permettent de réserver une table depuis des années : l'apport principal tient à la commodité d'un simple fil de messages. La démarche rappelle celle d'autres assistants accessibles par SMS, comme Poke et Instinct.
Plusieurs points restent flous. Zest n'a communiqué ni prix ni éventuels frais de réservation, et les articles ne précisent ni les villes couvertes ni la manière dont l'agent gère les restaurants sans réservation en ligne, une lacune également relevée par The Tech Buzz. Les utilisateurs doivent en outre garder à l'esprit que le service suppose de donner accès aux données de leurs transactions bancaires, même limitées aux achats alimentaires.
