L'ESSENTIEL EN 30 SECONDES
- Vingt organisations emmenées par la CAICT, institut rattaché à l'État, ont publié la convention le 4 novembre 2026 au sommet de Wuzhen de la Conférence mondiale de l'internet.
- Ses huit mesures portent sur la confiance, l'interconnexion, l'interopérabilité, la sécurité, la gouvernance, les droits des utilisateurs, les usages industriels et le partage des technologies.
- Il s'agit d'un engagement d'autodiscipline : aucune sanction ni mécanisme de contrôle n'est mentionné, et la liste complète des signataires n'a pas été publiée dans la presse.
Vingt organisations chinoises ont rendu public un code de conduite commun pour la conception d'agents d'IA, ces logiciels capables de planifier et d'exécuter des tâches pour le compte d'un utilisateur. Intitulé « Convention d'autodiscipline sur le développement des agents intelligents », le texte a été présenté le 4 novembre 2026 lors du sommet de Wuzhen de la Conférence mondiale de l'internet, dans la province du Zhejiang, selon le China Youth Daily et The Paper.
Les signataires et le contenu
L'Académie chinoise des technologies de l'information et de la communication (CAICT), institut de recherche rattaché au ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information, a piloté la démarche et annoncé le texte, d'après The Paper et China Tech News. Huawei, Alibaba, Tencent et Xiaomi figurent dans l'ensemble des comptes rendus. The Paper cite aussi Ant Group et Douyin, tandis qu'une dépêche d'AASTOCKS traduite automatiquement ajoute Baidu et Volcengine. Aucun article consulté ne donne la liste complète.
La convention comporte huit engagements. Les signataires prévoient des systèmes de confiance pour les agents et une infrastructure partagée pour les enregistrer, les découvrir, acheminer les requêtes et rendre les protocoles compatibles. Ils s'engagent aussi sur des règles d'interopérabilité : délégation de tâches, autorisations graduées, répartition des responsabilités. Côté sécurité, The Paper évoque l'évaluation des risques, la surveillance, l'arrêt d'urgence et la vérification de l'origine des modèles, plugins et compétences. Le volet gouvernance prévoit d'intégrer des règles dans les agents et de les soumettre à des tests de conformité, et promet de faire front contre l'exploitation algorithmique et les industries « noires et grises », terme chinois désignant les activités en ligne illicites ou en marge de la loi.
Pour les utilisateurs, le texte affirme le droit d'être informé, le droit de choisir et le dernier mot sur les décisions importantes, avec une attention particulière aux mineurs et aux personnes âgées. Les deux dernières mesures visent le déploiement des agents dans l'économie et le partage de la technologie par l'open source, la recherche sur les normes internationales et des programmes pour les développeurs, rapporte AASTOCKS.
Un engagement, pas une réglementation
Le document relève de l'autorégulation. Aucun des articles ne mentionne de sanctions ni de mécanisme de contrôle public ; selon le China Youth Daily, les signataires disent vouloir montrer l'exemple et accepter la surveillance des organisations professionnelles et du public. La manière de mesurer le respect de ces engagements, ou l'arrivée éventuelle d'autres entreprises, n'est pas précisée.
Cette convention s'ajoute à d'autres engagements sectoriels sur les agents en Chine. En juillet, une convention distincte consacrée à la protection des données personnelles par les agents avait été signée par 31 entreprises lors de la China Internet Conference, rapportait alors AIbase.
