L'ESSENTIEL EN 30 SECONDES
- Maximo Robotics revendique plus de 300 000 tâches de construction réalisées sur des centrales solaires dans sept États américains.
- Les clients paient à la tâche accomplie ; l'entreprise affirme que les équipes atteignent 2,5 fois le rythme de pose manuel par personne et par heure de travail.
- Ce chiffre de productivité provient de l'entreprise et n'a pas été vérifié de manière indépendante.
Maximo Robotics, entreprise installée à Arlington, en Virginie, a annoncé le 29 octobre que ses robots avaient accompli plus de 300 000 tâches de construction sur de grandes centrales solaires aux États-Unis. C'est l'un des chiffres de déploiement les plus concrets dans l'« IA physique », expression qui désigne les systèmes d'IA agissant dans le monde réel plutôt que sur un écran.
Ce que font les robots
Selon Construction Briefing, les machines de Maximo soulèvent et positionnent de lourds modules solaires avec une précision millimétrique, aux côtés des équipes humaines. L'entreprise appelle sa plateforme actuelle Max 4.0 et la décrit en trois couches : des modèles de vision et de planification pour les tâches et les déplacements sur le chantier, une famille de robots et d'outils conçus pour travailler en plusieurs équipes, et un système de gestion de flotte dont les données alimentent l'entraînement continu des modèles.
Maximo commercialise l'ensemble sous forme de robotique en tant que service : les entreprises de construction n'achètent pas les machines, elles paient chaque tâche réalisée. La société dit travailler avec six grands ensembliers (EPC) sur des sites en Californie, dans l'Illinois, au Kansas, en Louisiane, dans l'État de New York, au Texas et dans l'État de Washington. La branche renouvelables de Primoris Services Corporation est citée comme partenaire ayant aidé à intégrer le système sur le terrain.
L'argument de la productivité
Maximo affirme que les ouvriers travaillant avec Max 4.0 atteignent 2,5 fois le rythme de pose manuel par personne et par heure de travail. Il s'agit d'un chiffre de l'entreprise : ni le communiqué ni la presse spécialisée ne fournissent de mesure indépendante. La société présente sa technologie comme une réponse à la pénurie de main-d'œuvre et cite une projection sectorielle selon laquelle il manquera plus de 450 000 travailleurs dans la construction américaine d'ici 2027.
La suite
Le directeur général, Chris Shelton, veut étendre les robots à d'autres travaux sur les chantiers solaires, comme la fixation des modules, la manutention, la logistique et le nettoyage. Le communiqué évoque une demande de trois millions de tâches supplémentaires en 2027 sans nommer les projets concernés, et ne dit rien du financement ni du chiffre d'affaires. Reste à voir si le modèle de facturation à la tâche tiendra à cette échelle, et comment les robots se comporteront sur des terrains et par des météos variés.
